Maison Ensesa
rue Barcelona, 68
Girona
1911-1932

Architecte
Rafael MASÓ i VALENTÍ

Bâtiment isolé presque carré, destiné à des bureaux ou à l'habitation du propriétaire de la minoterie Montserrat, l'industriel Josep Ensesa. Précisément, le sgraffite de la façade est une allégorie de Montserrat , la montagne et le monastère qui sont l'un des symboles de la Catalunya. Cet édifice se situe dans le Noucentisme avec ne grande influence de la Sezession viennoise, un mouvement avec lequel Josep Ensesa avait des liens. C'est une des premières oeuvres de la période la plus créative de Masó dans laquelle il développe un langage personnel, avec des oeuvres projetées de manière claire et puriste et avec des éléments de l'architecture populaire avec un traitement archaïsant. À cette époque-là, l'édifice était situé dans ce qui était une zone industrielle, transformée maintenant en une zone résidentielle et commerciale assez centrale. Cet édifice est l'une des images particulières du paysage urbain de la zone. C'est une rénovation d'un édifice antérieur dont on conserve la façade nord. La façade ouest était mitoyenne et elle est aveugle. L'édifice attire l'attention dans l'axe de l'entrée, sur la façade Est, avec un couronnement en manière de fronton qui monte par dessus le reste de l'édifice. Un deuxième fronton d'importance secondaire se trouve au centre de la façade sud. Les recours expressifs de l'édifice se basent sur des textures. Crépis, céramiques. Sgraffites ou verre, l'articulation des ouvertures et leurs compositions, ramassant de cette manière un certain héritage du Modernisme au moins dans l'importance des matériaux et de la couleur, bien que dans beaucoup d'aspects les idées sur lesquelles se base le Noucentisme sont opposées à celles du Modernisme. Plus tard, en 1932, Masó réalise la clôture avec la maison du gardien et un magasin actuellement disparu dans un langage proche d'un rationalisme expressionniste assez intéressant, en soignant également l'expressivité des textures de matériau. En 1989, la Commune a acheté l'édifice dans le contexte d'un aménagement urbain. Il a été destiné au siège du Conservatoire Municipal de Musique "Isaac Albéniz". Il était dans un grand état d'abandon. Le projet de Bosch, Domínguez et Nogués a redonné aux façades, les éléments de finition et au vestibule, où se détache une lampe dessiné par Masó lui-même et à l'escalier principal, son état original, et il a adapté le reste, qui avait déjà souffert des modifications importantes, spécialement dans une rénovation de 1947, aux besoins d'un conservatoire. Il faut souligner le traitement donné au mur aveugle, avec un revêtement en bois, poursuivi sur la terrasse avec la baraque d'installation et la restitution volumétrique aussi avec un fini en lames en bois des deux tribunes de la façade sud, transformées en une grande tribune au long de toute la façade en 1947. La rénovation de ce bâtiment a été réalisée en 1993 sous la conduite de Manel BOSCH i ARAGÓ, Fernando DOMÍNGUEZ i VÁZQUEZ, Montserrat NOGUÉS i TEIXIDOR.

Bien Culturel d'Intérêt Local