Immeuble d'habitations
29, avenue Rapp
Paris 7° ardt
1901

Architecte
Jules LAVIROTTE

Immeuble de rapport, construit en 1901, sa façade fut primée la même année au concours de la Ville de Paris. Elle est entièrement recouverte de céramique d’Alexandre Bigot, propriétaire de l'immeuble à cet époque, et reçoit un décor sculpté, animal et végétal, certains voient dans ce décor une symbolique sexuelle.

La façade est traitée avec beaucoup d’exubérance par Jean-Baptiste Larrivé.

Cet immeuble comporte sept niveaux et quatre travées disposées irrégulièrement en détruisant la symétrie et en créant un mouvement. En effet, la travée latérale gauche est en saillie sur toute sa hauteur alors que la saillie de la travée droite interrompt sa continuité au troisième étage, donnant ainsi l’impression de création d’un déséquilibre du côté gauche, vers la fenêtre ovale qui surplombe le deuxième étage.

C’est donc une architecture orientée où la façade est organisée de manière à créer une tension : l’élément est mis à mal par un élément en mouvement créant un déséquilibre.

L’encadrement sculpté de la porte d’entrée est composée d’un décor à motif de tiges. Celui-ci surgit du soubassement du rez-de-chaussée pour rejoindre et enrober l’encadrement inférieur de la fenêtre du premier étage qui s’inclut ainsi dans le motif général de la porte. Les ventaux de la porte d’entrée en bois sculpté, verre et fer, reçoivent un traitement particulièrement foisonnant.

A part son décor de ferronneries courbes, de motifs floraux, de sauriens, d’oiseaux, certains critiques y voient la forme d’un sexe masculin.

Classé Monument Historique en 1964 : façade et toiture sur rue

Artistes: Larrivée Jean-Baptiste